Comprendre le message que quelqu’un souhaite transmettre est de la plus haute importance en toutes circonstances. Même une erreur infime peut avoir des conséquences considérables pour les parties concernées. Qu’il s’agisse de doublages, de sous-titres, de textes ou même de tatouages, le monde est rempli d’erreurs regrettables qui auraient pu être évitées grâce à une expertise, à une réflexion et un jugement appropriés.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de ce type de problème, qui ont eu des conséquences pour toutes les personnes concernées, et en particulier pour ceux responsables de la maladresse.

Je ne suis pas au bureau pour le moment…

Tous les panneaux de signalisation au pays de Galles sont bilingues. Les autorités locales ont donc envoyé un courrier électronique à leur service de traduction interne pour obtenir la version galloise de : « Entrée interdite aux poids lourds. Riverains uniquement. » Malheureusement, les traducteurs étaient absents et une réponse automatique leur est parvenue, l’équivalent en gallois de « Je ne suis pas au bureau pour le moment. Faites suivre toute traduction à effectuer. » Ce texte, considéré de manière erronée comme étant la traduction demandée, a été imprimé sur le panneau de signalisation en dessous de la version anglaise. Les gallois ont immédiatement pris des photos et se sont moqués du panneau, qui a été rapidement retiré au milieu de la nuit pour ne jamais réapparaître… Si seulement des experts avaient participé au projet.

Le nouveau tatouage de l’empereur

Vous êtes fier de votre tatouage qui comporte des caractères asiatiques ? Un ami s’est récemment vanté de son dernier tatouage ? La toile est remplie d’exemples censés contenir un message profond ou spirituel dans un dialecte oriental, mais qui, une fois traduits, se révèlent être un charabia incorrect et absurde. Un exemple notable implique un tatouage sur la nuque censé représenter les initiales d’un fils et d’une fille en chinois. Malheureusement pour la personne tatouée, le résultat signifiait en réalité « Endroit, Chien ». Ceci n’est qu’un faible aperçu du nombre de tatouages dont le sens est différent de celui attendu par le client. Dans beaucoup de cas, le sens est contradictoire, vulgaire et l’erreur aurait pu être évitée si les personnes disposées à payer pour se faire tatouer avaient opté pour une vérification auprès d’un linguiste professionnel.

La prochaine fois, « fais quelque chose »

En 2009, la banque HSBC a dû débourser 10 millions $ dans une campagne à grande échelle destinée à changer et redorer son image de marque, afin de réparer les dégâts créés par son slogan « Assume nothing » (que l’on pourrait traduire par « Ne présupposez rien ») malencontreusement traduit par « Ne faites rien » dans beaucoup de pays. Cette campagne publicitaire a donc eu l’effet inverse de celui originalement souhaité, et il va sans dire que cette erreur a coûté très cher à l’entreprise, ralentissant considérablement son développement.

Le doublage dans le secteur des jeux vidéo

L’histoire est parsemée d’exemples de mauvais choix de la part de développeurs de jeux vidéo en termes de localisation de leurs jeux en anglais (généralement) à partir du japonais. Les développeurs ne comprennent souvent pas le public en dehors de leur propre pays et tentent de s’occuper en interne du doublage. Les traductions sont généralement mauvaises, et débouchent sur un embarras général pour toutes les personnes concernées. Le résultat se traduit généralement par des instructions confuses qui perturbent le joueur et frustrent les fans, lorsqu’ils essaient d’accomplir une tâche censée être simple.

Remise à zéro ou saturation ?

Les erreurs de traduction ne se limitent pas au divertissement ou à la publicité. Lorsque les relations sont fragiles, il est de la plus haute importance que le contexte et le sens d’une déclaration soient bien compris de la manière souhaitée. Les erreurs d’interprétation peuvent mettre en danger les relations au niveau local comme international. En 2009, la secrétaire d’État Hillary Clinton a offert à son homologue russe Sergei Lavrov un « bouton de remise à zéro », synonyme de nouvelle phase dans leur dialogue. Malheureusement pour Clinton et les États-Unis, la traduction russe inscrite sur le bouton ne signifiait pas « remise à zéro » mais « saturation ». Par chance, le ministre russe a trouvé la situation amusante et a corrigé lui-même l’erreur. Mais cela n’inspire toutefois pas confiance lorsque, même à ce niveau, l’expertise n’est pas assurée.

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